A propos de la Grand-Mère Maria

Maria, enchantée :

Maria est une de ces femmes extraordinaires, qui ont sans aucun doute laissé leur trace ; NOONN pas ce genre de traces, pas dans les journaux, pas sur une plaque commémorative ou sur le nom d’un square. Non, une vraie trace, dans la mémoire, le respect du genre, une trace dans ce qui définit l’amour et la dévotion, une des plus belles traces, de celles qui sont invisibles.

Maria est née en 1882 à Celles sur Ource, enfant du village elle y rencontrera son mari, Albert originaire d’un village voisin.

Ensembles ils habitent longtemps la maison « de Mèmère Alice » comme je l’ai toujours appelée, pas très loin du 3 Rue du Pré, à quelques dizaines de mètres.

Maria et Albert vivaient du vin, modestement bien sûr. Le vin rouge se faisait à l’époque avec du gamay (aujourd’hui non autorisé dans l’appellation champagne).
Le vin était vendu à des négociants, et il était bien difficile de se faire payer.

Le couple traversa les guerres, Maria dû comme bon nombre de femmes à l’époque, se débrouiller seule, avec ses deux enfants.

Effectivement, de cette union virent le jour deux enfants ; Irène et Roland. Si ces deux chenapans ont été au cœur de la vie de Maria, ils ont dû partager son quotidien chargé, géré d’une main de maître.

La vigne, la maison, les enfants.

Puis, la vigne, la maison, les enfants : seule.

Maria devient veuve en 1946, elle vivra 24 ans seule, dévouée à ses enfants, autonome et forte.

Elle a eu le bonheur de connaître Simone et Joëlle, ses petites filles issues de l’union de son fils Roland avec Alice.

C’est un tournant dans sa vie, puisque son souhait étant de laisser sa « grande » maison familiale à son fils, elle accepte que ce dernier lui achète sa petite maisonnette dans laquelle elle finira ses jours.
Et voilà que nait « la maison de la grand-mère Maria » cette maisonnette de campagne et son jardin, localisés en plein centre de Celles.

Cette maison qui est LA trace tangible à cette vie simple et remplie d’amour, cette maison qui transpire les souvenirs, comme celui de Lionel, fils de Simone et Henri, petit-fils de Alice et Roland, arrière-petit-fils de Maria, qui jouait avec Maria dans la cuisine, au petits-chevaux, et qui gagnait souvent pour ne pas dire tout le temps …

Aujourd’hui c’est Oriane qui a récupéré cette maison, fille de Lionel, petite fille de Simone et Henri, arrière-petite fille de Alice et Roland et donc arrière-arrière-petite fille de Maria.

Elle souhaite en faire un lieu témoin de cette histoire familiale, souvent écrite au féminin, un lieu qui depuis Maria attendait patiemment qu’on veuille bien l’écouter nous raconter …

 

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Voici ci-dessous une partie de la collection de cartes postales de Celles-sur-Ource de l’époque de Maria !

 

Photo de famille du mariage de la fille de Maria : Irène avec Maurice. On y retrouve, Maria (dans le médaillon), à sa droite Albert, mais également leur fils Roland et sa femme Alice à droite des mariés.

 

Photo de la place de l’Eglise, à deux pas de chez la Grand-Mère Maria, un endroit dynamique où se trouvaient épicerie, boulangerie, boucher, service d’administration, etc …

 

Voici une belle vue générale de Celles sur Ource et son vignoble, on y reconnait clairement l’Eglise Ste Madeleine et l’homme et sa hotte se trouvent sur le chemin de l’aérodrome.

 

Un ancien jardinier

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